C'est dans la cour d'honneur que le guide accueille le visiteur pour qu'il découvre l'intérieur du château. En attendant la prochaine visite, le visiteur peut monter dans le donjon pour y découvrir le musée de préhistoire : chronologiquement du 2e au 1er étage, il découvre un important mobilier de l'époque moustérienne (- 120 000 ans), aurignacienne (- 40 000 ans) et magdalénienne (- 10 000 ans).
Après un petit bureau bibliothèque
meublé Louis XIII, vous pénétrez dans
la salle de peintures traitée comme un cabinet de curiosités
par Jean-Louis de Courbon dans la deuxième moitié
du XVIIe siècle.
Les peintures sur bois sont ordonnancées sur trois registres :
en partie basse des figures de la mythologie, au centre des paysages
et architectures, au-dessus la vie et les travaux d'Hercule.
Au plafond, sur fond de damiers, un décor somptueux de cinq
médaillons peints, entourés par des frises de bois
sculptées en haut-relief, laisse le visiteur admiratif.
Le motif central représente l'Olympe et ses dieux tandis
que les médaillons angulaires tempèrent le caractère
païen de cette imagerie par la représentation des quatre
vertus cardinales. L'artiste a signé "finis coronat
opus 1662".
Le visiteur quitte ensuite cette pièce de la tour Sud pour se retrouver dans le grand salon XVIIIe où la majeure partie du mobilier est Louis XV et Louis XVI. Cette belle pièce éclairée à l'est comme à l'ouest donne, avec ses lambris, toute la chaleur des maisons de Saintonge et reflète un certain art de vivre.
Le visiteur découvre ensuite, du balcon, une magnifique vue des jardins à la française ; il remonte le temps en entrant dans le salon Louis XIII aux poutres peintes. Sur le linteau d'une imposante cheminée en pierres, on lit la devise de la famille des Courbon «Fide - Fidelitate - Fortitudine» (par la Foi, la Fidélité, le Courage).
Viennent ensuite deux belles pièces décorées
dans le goût charentais :
• La «Cuisine saintongeaise» avec sa belle table
de chêne au centre de laquelle un égrugeoir (mortier
et pilon à sel) est présenté. On y voit des
vaisseliers à grandes ferrures avec des faïences de
Saintes et de Marans (école de La Rochelle), la maie pour
pétrir le pain et une belle collection de cuivres.
• La «Chambre paysanne» dans laquelle le visiteur
arrive par un escalier à vis. On y trouve deux lits à
baldaquin recouverts de tissu flammé. Les tapis dits «à
lirette» et la «quichenotte», coiffe des paysannes,
confirmeront qu'ils sont en Charente Maritime.
C'est dans le vestibule XVIIIe que s'achève la visite. Le guide libère le visiteur dans les salles voûtées du bas du château, partie féodale de la Demeure, pour y découvrir les expositions.