Un long échange d'idées et de nombreux projets entre l'architecte-paysagiste Ferdinand Duprat (1887-1976) et Paul Chénereau permettent la composition de cet ensemble, empreint de sérénité et d'équilibre. Le dessin côté ouest, jusque-là arrêté au Bruant, est ainsi prolongé par le creusement d'une pièce d'eau, la construction d'un embarcadère en aval des jardins et la création d'une cascade appuyée sur la colline.

Vingt ans après, les marais qui permettaient la défense du château deviennent insidieusement les ennemis des jardins : ils provoquent l'affaissement des balustrades, échauguettes, allées et arbustes à raison de 8 cm par an. Les splendides jardins sont à nouveau menacés.

Seule solution trouvée par Jacques Badois, gendre de Paul Chénereau et actuel propriétaire de La Roche Courbon : reconstruire les jardins sur pilotis. Ce travail titanesque, étalé sur vingt-cinq ans, a été mené à bien de 1976 à 2000. Avec 2500 pieux enfoncés jusqu'au bon sol entre 8 et 13 m de profondeur, le promeneur ne peut imaginer qu'il marche sur des jardins suspendus !

Un tel programme et son financement ont pu être menés à bien grâce au concours de la direction régionale des Affaires Culturelles, du conseil régional de Poitou-Charentes et du conseil général de la Charente Maritime.

Une exposition permanente retrace, en 20 panneaux, l'histoire de ces jardins, de la préhistoire à nos jours.

 

Ferdinand Duprat
(1887-1976)
 

 

Avant restauration
 

Après restauration